Dans les profondeurs de la STEP

À vingt-cinq mètres sous terre, dans les entrailles d’une station d’épuration (STEP) des Yvelines, un chantier d’envergure s’achève loin des regards. Pendant quatorze jours, les équipes de Séché Assainissement ont œuvré en milieu confiné pour pomper, curer et extraire 700 m³ de boues. Plongez dans le récit d’une opération de maintenance aussi complexe qu’essentielle au bon fonctionnement de l’installation.

Cette station d’épuration abrite un ouvrage aussi discret qu’essentiel : un bassin dédié au stockage des eaux pluviales et au traitement des eaux usées acheminés par deux collecteurs, dont celui venant de Versailles et passant par le parc du château. Sous le parc, loin des dorures et des galeries de miroirs, les eaux usées poursuivent leur course. Elles quittent le domaine royal pour rejoindre à vingt-cinq mètres de profondeur le bassin de la STEP.
Invisible aux yeux du public, cet ouvrage n’en nécessite pas moins un entretien complexe et vital pour le bon fonctionnement de la station.
Imaginez un bassin enfoui sous terre, vaste de plus de 2 000 m², au fond duquel les eaux usées ont progressivement déposé 700 m³ de boues. Pour en assurer l’extraction, les équipes de Séché Assainissement se sont préparé à une intervention particulièrement technique de près de quatorze jours.
Rigueur et sang-froid : des qualités vitales pour intervenir en espace confiné
Grutier, chauffeur ampliroll et techniciens d’assainissement : une équipe de cinq opérateurs spécialisés se mobilise pour piloter les opérations de pompage et de curage. Tous sont spécifiquement formés à ce type d’intervention et sensibilisés aux risques inhérents au travail en milieu confiné. Car travailler à 25 mètres sous terre n’a rien d’anodin. Dans ces conditions, l’application rigoureuse des règles de sécurité est une exigence incontournable. Chacun doit savoir tenir son rôle avec sang-froid, sans laisser la moindre place à l’improvisation.
Dans ce type de réservoir, des accumulations de gaz peuvent se former et représenter un danger d’intoxication pour nos opérateurs. Pour prévenir ce risque, un protocole strict est appliqué : avant toute descente, l’atmosphère est contrôlée avec l’aide de de détecteurs qui vérifient la présence éventuelle de gaz. Parallèlement un système de ventilation est mis en marche pour renouveler l’air en permanence.
Une fois le protocole de sécurité validé, les opérateurs s’équipent méticuleusement pour la descente. Car à l’intérieur, les équipements de protection individuelle sont indispensables : casque, lunettes étanches de protection, gants, détecteur 4 gaz, combinaison et masque auto-sauveteur pour la protection respiratoire.
Le curage mécanique : une solution technique sur mesure
L’accès au bassin constitue un défi supplémentaire. La trappe technique, particulièrement étroite, ne laisse qu’une marge de manœuvre minimale. Chaque descente et remontée de matériel requiert une extrême précaution et une parfaite coordination avec le grutier et les techniciens positionnés vingt-cinq mètre plus bas. Pour répondre à ce besoin Séché Assainissement a mobilisé des moyens matériels spécifiques :
- une grue mobile de 100 tonnes pour le levage des engins et bennes,
- un camion hydrocureur pour le pompage initial des boues liquides,
- une mini-pelle et un bobcat pour le curage mécanique,
- deux bennes métalliques en rotation pour l’évacuation des résidus,
- et un camion ampliroll pour le transfert vers les lignes de vidange de la STEP.
Rigueur, cadence et efficacité
Dépassant les prévisions les plus optimistes, l’équipe réussit à évacuer près de 50 m³ de matières résiduelles par jour en moyenne, soit jusqu’à huit rotations de bennes quotidiennes. Les boues pompées sont traitées directement sur place, au niveau des lignes de vidange de la STEP, limitant ainsi les transferts et l’impact environnemental.
Après quatorze jours d’intervention, intense mais réglée au millimètre, mission accomplie ! Le réservoir est de nouveau opérationnel, l’intégralité des boues a été évacuée dans les délais et sans le moindre incident. La sécurité, sur ce chantier comme sur tous les autres, c’est la priorité.





